
Et on a pu tester Santorini avec Djez : très bon petit jeu que j'ai acheté et que j'essayerai de ramener au club à l'occasion

Modérateurs : Djez, Franck, lax, admin
J'avoue, on fait systématiquement forte impression avec !Larkoy a écrit :Certes mais on était méga classe avec nos T shirt du club![]()
Djez a écrit :
Samedi 12 mai, SOIRÉE JEU DE RÔLE
Malgré un démarrage compliqué au niveau de la cohésion de table, la partie a bien pris et le petit kit d'initiation a montré ce qu'il avait dans le ventre ! Le matos fournit (cartes, aides de jeux cartonnés, écran avec les stats des joueurs pour les jets cachés...) est très agréable pour le meneur, l'ambiance "huit-clos cthulhuesque" du scénar est très sympa à joué, les règles minimalistes fonctionnent, vraiment, c'était très sympa !
Mon seul reproche : le scénar tels que présenté dans le livret demande BEAUCOUP trop de travail d'écriture complémentaire de la part du meneur pour un scénar d'initiation.
Nurgle est honoré!Djez a écrit :j'étais parti pour pioncer toute la journée, mais ayant trop de toux pour rester couché, je me suis dit que j'allais contaminer les potos joueur de cartes !
Merci pour ton retour Drahe.Drahe a écrit :Nurgle est honoré!Djez a écrit :j'étais parti pour pioncer toute la journée, mais ayant trop de toux pour rester couché, je me suis dit que j'allais contaminer les potos joueur de cartes !
Vendredi 5 octobre:
21h: Café-jeux. Une partie de Brass, le dernier jeu de Martin Wallace. Encore une fois, c'est un jeu calculatoire sur l'arrivée de l'industrie (et après tout, pour faire un jeu de stratégie-gestion, la rationalisation du travail est un thème porteur et évident, donc pourquoi se priver? J'attends juste un jeu de stratégie-gestion plus moderne, dans lequel on pourra programmer le remplacement des ouvriers par des robots, des caissières par des caisses automatiques, des intérimaires par des stagiaires, etc...)
Le jeu se passe en Angleterre pendant la première révolution industrielle et semble couvrir la période 1820-1840 avec la transition des barges et canaux vers le chemin de fer généralisé. On pourrait croire que l'on va assister à une bataille féroce pour le contrôle du charbon, du fer, du monopole ferroviaire... Mais non. En fait, le vrai moteur de l'industrialisation, c'es la bière. Chaque industrie complexe réclame d'être vendue pour rapporter de l'argent. Et la vente consomme... De la bière. Donc même s'il y a bien eu quelques coups malins pour manipuler la disponibilité du fer et du charbon en début de partie, nous avons passé trois heures à chercher les opportunités pour la création et le contrôle de la bière, la vraie ressource stratégique du plateau.
Mes concurrents, qui se sont spécialisés dans les poteries ou les filatures de coton, ont perdu face à mon hégémonie de la brasserie, qui a révélé son efficacité pour l'ère du rail. Mais je termine second, car Jasmin me dame le pion avec sa spécialisation dans les entrepôts de marchandises... Qu'il a pu vendre grâce à mes bières. Business is drunkenness.
Au-delà de mon penchant pour la binouze, ce jeu a su me satisfaire par les choix cornéliens qu'il pose forcément au joueur. On gagne des points en créant un réseau. Mais ce réseau ne peut rapporter des points qu'en fonction des fabriques, des mines ou ressources présentes à chaque lieu. Donc il faut construire pour rentabiliser son réseau. Mais construire, c'est amener sur le plateau des ressources, qui sont immédiatement disponibles pour vos adversaires (vous ne pouvez pas refuser la vente). Vous avez creusé une mine de fer? C'est bien, elle rapportera des points et valorise votre réseau. Mais elle rend disponible une certaine quantité de fer, avec lequel le prochain joueur pourra développer ses technologies pour moins cher que vous. Idem si vous forez une mine de charbon: elle rapportera un peu, mais vos concurrents pourront l'utiliser pour développer leur réseau ferroviaire presque gratuitement. En revanche, il y a un marché extérieur du fer et du charbon, auquel on a accès dès qu'on se connecte à l'un des bords du plateau. Mais pour la bière: il y a bien quelques barils venus de l'extérieur, mais ils sont très limités. Le seul moyen d'obtenir ce breuvage indispensable est de créer des brasseries (qui n'amèneront qu'un ou deux barils sur le plateau avant de s'épuiser). Chaque choix est difficile à prendre et difficile à assumer par la suite, on a donc affaire à un très beau morceau de jeu calculatoire, qui transcrit parfaitement certains mécanismes de l'économie libérale. Le tout avec des règles peu nombreuses, simples et très élégantes.
C'était Brass Lancashire ou Brass Birmingham ?jasmin a écrit :Merci pour ton retour Drahe.Drahe a écrit :Nurgle est honoré!Djez a écrit :j'étais parti pour pioncer toute la journée, mais ayant trop de toux pour rester couché, je me suis dit que j'allais contaminer les potos joueur de cartes !
Vendredi 5 octobre:
21h: Café-jeux. Une partie de Brass, le dernier jeu de Martin Wallace. Encore une fois, c'est un jeu calculatoire sur l'arrivée de l'industrie (et après tout, pour faire un jeu de stratégie-gestion, la rationalisation du travail est un thème porteur et évident, donc pourquoi se priver? J'attends juste un jeu de stratégie-gestion plus moderne, dans lequel on pourra programmer le remplacement des ouvriers par des robots, des caissières par des caisses automatiques, des intérimaires par des stagiaires, etc...)
Le jeu se passe en Angleterre pendant la première révolution industrielle et semble couvrir la période 1820-1840 avec la transition des barges et canaux vers le chemin de fer généralisé. On pourrait croire que l'on va assister à une bataille féroce pour le contrôle du charbon, du fer, du monopole ferroviaire... Mais non. En fait, le vrai moteur de l'industrialisation, c'es la bière. Chaque industrie complexe réclame d'être vendue pour rapporter de l'argent. Et la vente consomme... De la bière. Donc même s'il y a bien eu quelques coups malins pour manipuler la disponibilité du fer et du charbon en début de partie, nous avons passé trois heures à chercher les opportunités pour la création et le contrôle de la bière, la vraie ressource stratégique du plateau.
Mes concurrents, qui se sont spécialisés dans les poteries ou les filatures de coton, ont perdu face à mon hégémonie de la brasserie, qui a révélé son efficacité pour l'ère du rail. Mais je termine second, car Jasmin me dame le pion avec sa spécialisation dans les entrepôts de marchandises... Qu'il a pu vendre grâce à mes bières. Business is drunkenness.
Au-delà de mon penchant pour la binouze, ce jeu a su me satisfaire par les choix cornéliens qu'il pose forcément au joueur. On gagne des points en créant un réseau. Mais ce réseau ne peut rapporter des points qu'en fonction des fabriques, des mines ou ressources présentes à chaque lieu. Donc il faut construire pour rentabiliser son réseau. Mais construire, c'est amener sur le plateau des ressources, qui sont immédiatement disponibles pour vos adversaires (vous ne pouvez pas refuser la vente). Vous avez creusé une mine de fer? C'est bien, elle rapportera des points et valorise votre réseau. Mais elle rend disponible une certaine quantité de fer, avec lequel le prochain joueur pourra développer ses technologies pour moins cher que vous. Idem si vous forez une mine de charbon: elle rapportera un peu, mais vos concurrents pourront l'utiliser pour développer leur réseau ferroviaire presque gratuitement. En revanche, il y a un marché extérieur du fer et du charbon, auquel on a accès dès qu'on se connecte à l'un des bords du plateau. Mais pour la bière: il y a bien quelques barils venus de l'extérieur, mais ils sont très limités. Le seul moyen d'obtenir ce breuvage indispensable est de créer des brasseries (qui n'amèneront qu'un ou deux barils sur le plateau avant de s'épuiser). Chaque choix est difficile à prendre et difficile à assumer par la suite, on a donc affaire à un très beau morceau de jeu calculatoire, qui transcrit parfaitement certains mécanismes de l'économie libérale. Le tout avec des règles peu nombreuses, simples et très élégantes.
Voici la note historique présente dans la règle de Brass Birmingham quant à l'utilisation de la bière :
"Historical Note: Unpolluted drinking water was in short supply in expanding settlements, so beer was often the purest and safest drink available".